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Premiers signes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate ne s'accompagne généralement d'aucun signe au début de la maladie. Il s'agit en outre d'un cancer qui se développe habituellement de façon très lente. Du coup, quand s'inquiéter pour sa prostate ?

Quels sont les premiers symptômes du cancer de la prostate ? Image d'un homme âgé assis sur le bord de son lit.

Difficultés à uriner...

Le cancer de la prostate peut se manifester alors que la maladie a déjà évolué. Des signes peuvent apparaître comme :

  • des difficultés à uriner;

  • présence de sang dans les urines;

  • douleurs au niveau des os...

Ces signes sont les manifestations d'un cancer de la prostate à un stade considéré comme plus grave. Ils peuvent constituer des premiers symptômes d'alerte du cancer de la prostate.

Quel est le premier stade du cancer de la prostate ?

Il existe quatre stades d'évolution dans le cancer de la prostate. 

  1. Le premier stade, ou stade 1 (T1) concerne une tumeur située au niveau de la prostate. Le patient ne présente pas ou peu de symptôme à ce stade généralement;

  2. Le deuxième stade ou stade 2 (T2) concerne une tumeur qui reste également située dans la prostate. Il peut y avoir une augmentation de la taille de la prostate, un durcissement et une consistance anormale;

  3. Le troisième stade ou stade 3 (T3) décrit une pathologie dans laquelle le cancer se diffuse au-delà de la prostate;

  4. Le quatrième stade ou stade 4 (T4) correspond à un cancer métastatique. La tumeur a migré dans d'autres parties de l'organisme, en particulier, la vessie, le foie, les os ou les poumons.

Comment un homme peut se faire dépister du cancer de la prostate ?

Comment bénéficier d'un dépistage du cancer de la prostate ? Il n'existe pas actuellement de programme organisé au niveau national comme cela se pratique, par exemple, pour le cancer colorectal, le cancer du sein ou le cancer du col de l'utérus. Ce type de cancer peut prendre des années à se développer et n'a pas toujours besoin d'être traité.

Problème de prostate : examen et dépistage

Toucher rectal

Mais il est possible pour un patient de bénéficier d'un dépistage en fonction de son âge et de ses antécédents. L'Association française d’urologie recommande ce dépistage entre 50 et 75 ans. Les deux méthodes utilisées sont le toucher rectal et le dosage du taux de PSA.

PSA, prise de sang

Mais le dosage de la PSA peut ne pas être toujours fiable. Le taux peut rester faible en présence d'un cancer et se montrer élevé en l'absence de tumeur maligne.

Cause et traitement du cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancer de la prostate sont avant tout l'âge et les antécédents dans la famille.

Diagnostic : biopsie

Le diagnostic repose sur l'entretien avec le patient, un examen clinique, un toucher rectal pour évaluer la prostate, un dosage de la PSA et une biopsie de la prostate suivie d'un examen des cellules prélevées pour déterminer si elles sont cancéreuses.

Traitement

La prise en charge d’un cancer de la prostate nouvellement diagnostiqué repose sur plusieurs facteurs, notamment l’âge du patient, ses antécédents médicaux, le taux de PSA, le stade de la tumeur et son degré d’agressivité. Selon ces critères, la stratégie peut se limiter à une surveillance ou nécessiter un traitement spécifique.

Surveillance active

Cette approche est souvent privilégiée en première intention lorsque le cancer est détecté à un stade précoce, avec une tumeur de petite taille et peu agressive. Elle implique un suivi régulier du taux de PSA (tous les six mois) et la réalisation d’une IRM en cas d’élévation du PSA. Si la maladie évolue, un traitement adapté peut être proposé

Les traitements disponibles

Le choix du traitement dépend du stade d’évolution de la tumeur :

  • Traitement chirurgical – Prostatectomie radicale : cette intervention consiste à retirer la totalité de la prostate. Elle peut être réalisée par chirurgie ouverte, par cœlioscopie ou à l’aide d’un robot. Elle est généralement indiquée pour les tumeurs locales et pour les personnes âgés de moins de 75 ans.

  • Curiethérapie : technique consistant à implanter des aiguilles radioactives dans la prostate. Elle est réservée aux cancers strictement localisés à la glande prostatique.

  • Radiothérapie externe : elle est souvent proposée aux patients plus âgés ou lorsque la tumeur est plus avancée.

  • Traitements médicaux : L’hormonothérapie et la chimiothérapie peuvent être prescrites en complément d’autres traitements, selon l’agressivité du cancer ou en cas de formes étendues, métastatiques ou graves.

Suivi après traitement (P.S.A.)

Un suivi rigoureux est essentiel pour préserver la qualité de vie du patient. Il repose sur des consultations régulières avec le médecin généraliste, l’urologue ou l’oncologue, associées à des analyses sanguines du taux de PSA et, dans certains cas, à des examens d’imagerie (IRM, scanner).

Cancer de la prostate : quel médecin choisir ?

Médecin généraliste

Le ou la médecin généraliste prend en charge les patientes de façon globale

Urologue

Consultez une ou un urologue si vous souffrez de symptômes tels que : infections urinaires, sang dans les urines, dysfonctionnement de la prostate... 

Cancérologue

Le ou la cancérologue, on parle aussi d'oncologue médical, est spécialisé dans la prise en charge des pathologies cancéreuses.

Cet article médical a été relu et validé par un médecin spécialiste en oncologie au sein d’un établissement ELSAN, groupe leader de l’hospitalisation privée en France. Il a un but uniquement informatif et ne se substitue en aucun cas à l’avis de votre médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

Pour établir un diagnostic médical précis et correspondant à votre cas personnel ou en savoir davantage et avoir plus d’informations sur votre pathologie, nous vous rappelons qu’il est indispensable de prendre contact et de consulter un médecin.

Retrouvez les praticiens oncologues médicaux au sein des hôpitaux privés ELSAN, qui vous reçoivent en RDV près de chez vous, dans l’un de nos établissements.

Vos questions fréquemment posées sur le cancer de la prostate et ses premiers symptômes :

Quelles sont les douleurs d’un cancer de la prostate ?

La question de la douleur est une question subjective. Les spécialistes en cancérologie ne classent pas le cancer de la prostate comme un cancer provoquant des douleurs dans la mesure où cette pathologie peut rester longtemps sans symptômes et ne pas nécessiter de traitement, un suivi du patient restant suffisant. Néanmoins, il arrive qu'il y ait des douleurs au niveau du pelvis (dans le bas du dos, au niveau des hanches), mais aussi au moment de l'éjaculation. C'est surtout lorsque le cancer évolue qu'il peut s'accompagner de douleurs, notamment quand il atteint le stade métastatique (stade 4). Il peut entraîner de douleurs osseuses, provoquer des compressions neurologiques, des fractures osseuses...

Peut-on mourir du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est une pathologie qui peut se révéler mortelle, mais qui est plutôt considérée de bon pronostic. Le taux de survie à 5 ans est estimé aux alentours de 93%. Mais cela dépend du stade auquel ce cancer est diagnostiqué. Alors, peut-on mourir d'un cancer de la prostate ? Oui, car plus le stade est avancé, moins le pronostic est favorable. Mais, s'agissant d'un cancer qui survient tardivement et d'évolution lente, les hommes qui en sont atteints meurent souvent d'une autre cause. Le cancer de la prostate est la première pathologie cancéreuse qui touche les hommes, mais représente la troisième cause de décès par cancer. Sa mortalité diminue régulièrement souligne l'Institut national du cancer. L'âge moyen du diagnostic est de 65 ans et l'âge médian de décès de 83 ans. Ces informations sont des données statistiques qui ne remplacent pas chaque situation qui reste personnelle et intime.

Quels sont les 4 "syndromes", symptômes, évocateurs d’un cancer ?

Les quatre symptômes (syndrome signifiant un ensemble de symptômes d'une même pathologie) qui doivent pousser à consulter afin de lever tout doute sont notamment :

  1. des douleurs;
  2. un amaigrissement inexpliqué;
  3. de la fatigue;
  4. des sueurs nocturnes...

Il existe d'autres signes possibles comme : présence d'une masse, ganglions gonflés, saignement, problèmes respiratoires, neurologiques, musculaires...